Marathon Des Sables, J-30

Publié le par Grégoire CHEVIGNARD

C'est tout droit à travers les dunes
C'est tout droit à travers les dunes

Si le décollage aura lieu d'Orly le 03 avril, le premier jour de course sera le 05 avril.

Pour marquer ce début de compte à rebours, l'organisation Marathon des Sables organisait une conférence de presse aujourd'hui avec la présentation du tracé de la course.

Pour fêter la 30ème édition de la course, l'étape dite longue (traditionnellement 80 à 90 km) est annoncée comme la plus longue de l'histoire du Marathon des Sables.

Comme nous n'aurons communication du road book que la veille du départ afin d'éviter que d'aucuns fassent de la reconnaissance et/ou organisent des caches de nourriture, tous les phantasmes kilométriques sont permis.

Un ultra runneur étant un ultra runneur, nombreux sont ceux qui ses ont mis à rêver d'une étape de 100 km.

D'aucun ont même extrapolé que la carte stylisée était à l'échelle, les kilométrages des étapes seraient, dans l'ordre des étapes, de 34, 30, 31, 101, 42 et 12 km.

Pour ma part, je ne suis pas certain que 85 ou 100 km fassent une grande différence, autre que psychologique. En revanche, l'annonce de la présence de trois "grimpettes" avec des dénivelés atteignant 30% lors de la deuxième journée me semble être une annonce moins anodine ...

Mais qu'y faire, à part se préparer au mieux ?

Je me propose de vous relater chacun de ces derniers 30 jours de préparation à la course, en mode "Vis ma vie". Cela ne vous intéressera pas toujours mais vous fera certainement halluciner par moments. On n'imagine pas, sauf pour les coureurs expérimentés pour qui c'est banal, les préoccupations d'un bizuth de la course dans le désert et des courses à étapes.

Le point de départ de la relation est aujourd'hui.

Le contexte est le suivant : tout le retard pris sur le plan d'entraînement ne peut plus être rattrapé puisque à compter de J-21 les kilométrages avalés commencent à décroitre pour que le corps puisse absorber les 100 à 140 km par semaine courus. Sauf que, bien entendu, l'échéance approchant la tentation est grande, pour se rassurer, de mettre les foulées (ou bouchées) doubles pour combler les retards pris en kilométrage (une semaine de ski puis une semaine professionnellement prenante).

Ce matin séance prévue d'environ trois heures, sac au dos, avec pour objectif de courir lentement afin que le corps s'habitue à la vitesse spécifique de course et règle les automatismes pour minimiser la dépense énergétique de chaque foulée. Objectif 7 km/h donc (ce qui devrait donner 5.5 km/h dans le sable ; c'est la vitesse moyenne du peloton sur le Marathon des Sables).

En guise de petit déjeuner, un expresso et une ration de SLM smart (poudre protéinée, je reviendrai sur le sujet) qui est LA trouvaille de ma préparation MDS. Moi qui suis incapable de prendre un petit déjeuner plus conséquent qu'un expresso, ce qui limite vite la capacité à courir longtemps de bon matin, j'ai enfin trouvé un moyen d'ingurgiter de quoi tenir quatre heures sans sensation de faim ou hypoglycémie.

Départ en tenue Marathon des Sables sous un grand soleil et ... demi tour immédiat. les manches courtes par 4°, ce n'est pas suffisant.

Nouveau départ avec des manches longues, lunettes de soleil, sac chargé à 5kg, une gourde de jus de raison bio dilué à l'eau (anti oxydant) et une gourde de P9 (récupération).

Et bien entendu, obligé de courir les yeux rivés au GPS car impossible de courir aussi lentement que prévu. Dès que l'esprit divague, les jambes se remettent au rythme d'endurance habituel. Sauf que pour pouvoir courir longtemps, il faut absolument que l'esprit divague, sinon on en arrive à se demander pourquoi on s'inflige une telle épreuve. La matinée a donc été ponctuée de changements incessants de rythme pour finir sur un constat d'échec avec une moyenne de 9 km/h, soit bien au delà de l'objectif.

Il n'y a guère qu'en endurance qu'un coureur se plaigne d'avoir couru "trop" vite ...

Conclusion du coureur qui s'inquiète de ne pas assez en avoir fait : peut être faut il que je recommence demain, au lieu des 10 km prévus.

Allez, je vous laisse loin derrière vu mon rythme d'enfer et m'en vais surfer le web pour trouver le sac de couchage idoine.

On en a bien un à la maison, mais il pèse 1kg5, soit le triple du poids communément admis par les vétérans de la course dans le désert.

A suivre ...

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Publié dans Marathon Des Sables

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Commenter cet article
J
J'ai pris 2 sacs de couchage 1de 700 gr <br /> Et un autre qui pèse 250 gr le fameux rescapé biwy. Pour l'instant je prends les deux pour les tester la nuit du 3 au 4 + un drap de soie et une couverture polaire + tenue de nuit spécial MDS
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R
Non, c'est en cas de rencontres ...
G
Me drap de soie, c'est pour les irritations?
4
Je comptais commander un ou deux modèles trouvés sur internet. Mais un des sites est en Pologne et ne marche pas pour les règlements internationaux et l'autre, en Italie, bug. Va falloir que je revienne à des solutions françaises pour les sacs de couchage ;-) Bonne fin de préparation